Comment le inktober a changé ma manière de dessiner

Vous connaissez le inktober ? C’est ce challenge mondial de dessin, qui a lieu tous les ans en octobre : un thème par jour, à traiter à l’encre. J’y avais participé en octobre dernier, vous pouvez d’ailleurs voir tous mes dessins dans cet article.


Avant de vous expliquer comment le inktober a changé ma manière de dessiner, il faut que je vous en dise un peu plus sur mon parcours en ce qui concerne les illustrations. 

Mon rêve de gamine c’était d’être illustratrice. Dans tous mes souvenirs d’enfance, je suis en train de dessiner, et ma mère avait des piles entières de mes feuilles gribouillées. Finalement, pour des raisons persos et parce que l’école que j’avais envie d’intégrer était coûteuse, j’ai lâché mon rêve après le lycée. 


J’ai renoué avec le dessin presque dix ans après, pendant des vacances chez ma maman, où elle m’a fait essayer l’aquarelle. J’ai adoré cette technique, et ai repris mes crayons et pinceaux. Je cherchais ma patte, mes repères, ai timidement montré mes illus, ai osé les sortir en cartes postales… Et là, le joli succès. C’est plus d’une centaine d’exemplaires qui ont été adoptés, envoyés, offerts. Un formidable encouragement pour mon retour sur le chemin que j’avais effacé. 


C’est en octobre dernier que j’ai décidé de me lancer dans le challenge de l’inktober. Je l’avais loupé l’année d’avant, et cette fois j’avais vraiment envie de me bouger, le voyant comme un bon entraînement. C’était pendant une grosse saison pour les Grenouilleries, le rush de Noël, malgré ça je me suis octroyé au minimum 20 minutes par jour pour dessiner. Le moins que je puisse dire, c’est que je ne regrette pas du tout !

#1 Poisonous, sur lequel j’ai passé presque trois heures

C’est vraiment à ce moment-là que j’ai renoué avec mon “moi ado” qui dessinait toujours en noir et blanc, au stylo, tous les jours. Je n’aime pas la personne que j’étais à cette époque (quels amours on peut être quand on est adolescent), et je la rejetais même avec ma manière de dessiner et peindre : je voulais rester dans l’aquarelle et faire des dessins mignons, simplement pour ne pas me retrouver face à la Juliette qui dessinait avec son coeur, ses tripes et ses stylos. 

Le inktober m’a forcée à reprendre les mediums que j’utilisais à cette époque. Les deux premiers jours ne racontent rien qui soit allé puiser loin, mais à partir du troisième jour, j’ai commencé à y mettre un peu de mes tripes. De mes souvenirs, de mes blessures, de mon coeur. Et c’est là que j’ai vraiment apprécié dessiner, parce que c’était non seulement joli et avait du succès sur les réseaux, mais c’était thérapeutique et juste

Après le inktober, la saison bijoux s’est enchaînée à un rythme très intense, puis j’ai eu plusieurs commandes dessins à traiter (l’une de tableaux pour un GN, l’autre d’un triptyque pour une amie). 

Je me suis posée pour dessiner “pour moi” seulement mi-février, et quel bonheur de laisser s’exprimer les émotions sur le papier, par de fins traits & arabesques. Ca change complètement du rendu de mes illustrations que vous connaissez déjà en cartes postales, mais ce sont des dessins qui parlent vraiment de moi, de ce qui me touche profondément, ou comment je conçois mon environnement. Plus authentique, en quelques sortes.

Phalène, Le coeur de la forêt, et Vif

Depuis que je me suis vraiment lâchée dans ma manière de dessiner, plusieurs portes se sont ouvertes à moi : des projets de tatouages, d’illustrations, et d’autres choses pour le moment encore secrètes… C’est comme si je bouclais une boucle, et que mon rêve de petite fille s’exauçait !

“Avatar fongus”

Cet article était un peu plus personnel cette semaine, j’espère qu’il vous aura plu tout de même. C’était important pour moi de partager avec vous cette réflexion de retour aux sources, de boucle à boucler, de paix intérieure grâce à l’art


Je sortirai dans les prochaines semaines les derniers dessins, en noir & blanc donc, et vous en reparlerai sur mes différents réseaux. N’hésitez pas à me dire en commentaire lesquels vous préférez, ou même me suggérer des thèmes ou idées !


Bien à vous,

Juliette.

Using Format